Quand la classe 1968 de Mato s’en va u "Paradis"

 

 

 

Ah! Y étin contents de s’embréssi et pi de pitaudzi de piaisi d’se retrouver ensins peu casser eune croûte à la ferme auberdze du "Paradis" qu’é à Mazille. C,’men san, y auran biau z’u faire des bêtises tant qu’a s’teure, y seran teus allés u "Paradis"!

Bien entendu, hommes et feunes, y i’étot to!Ysont enco bien frais p’leu 55 ans et pi y’avin la forme, qui sé la Michelle de Lyon, laRenée , l’instit des ch’tits gamins de Mato, la Lison de Champforgueil, la Lucette de Tréco, la D’nise de Tramayes, la Georgette du Grand Meulin, la Christiane de Tsibrelire, la Michèle de vé les Beus, le Rémi de Dzanforni, l’Eveline de Macon, le Bernard de Genouilly qu’y’avo lontemps qu’y’avin pas vu, la Marie-Thérèse qu’éto y’amou en Argaud.

Ah! Y fayo eune sacrée équipe peu mindzi du polé et pi d’la pintade u vin rodze! Ah! vous poyi èt sûr qu’y’s’y’an trouvé bon, y’ s’an r’leutsi les babouines!

Y’en a qu’ en tsanté un p’tion et pi des autes qu’en z’u l’idée de parler d’la "Borrique nère" du Tsarollais! Ah! vous savi, y’éto pas triste les amis! Les autres en fait un ch’tit tor dans le bor de Mazille, mais y s’y’avo pas grand monde! Y’an même pas trouvé un de s’té vieux moines de Chieuny qu’aureu rôdé dans le coin.

En tout cas, y’en passé eune bonne dzornée u Paradis. Y parait même, qu’y’en a qu’aurain voulu y tsomer to le temps en attendant d’y’aller peu de bon! Ah! St’é Matorins y’en an dans la tête, vous pouyi m’crar! Allons, à s’té dzeus!

Origine du texte Matour ; orthographe de l’auteur. Merci à Michel Lapalus (hélas, décédé depuis quelques années) d'avoir écrit cette petite histoire en patois. Texte refusé par le journal de Saône et Loire parce qu’il n’était pas en français.

 

 

Quand la classe 1968 de Matour s'en va au "Paradis"

 

Ah! Ils étaient contents de s'embrasser et de piétiner de plaisir en se retrouvant ensemble pour

casser une croûte à la ferme auberge du " Paradis" à Mazille. Comme çà, ils auraient bien pu faire des tas de bêtises jusqu'à présent, au moins, ils seraient déjà tous allés au paradis.

Bien entendu, hommes et femmes, tout le monde était là. Ils sont encore bien frais malgré leur 55 ans. Ils tiennent la forme, que ce soit la Michelle de Lyon, la Renée, l'institutrice des petits gamins de Matour, la Lison de Champforgeuil, la Lucette de Trécourt, la Denise de Tramayes; la Georgette du Grand Moulin, la Christiane de Tsibrelire (chez Berlière?), la Michèle des Bots, le Rémi de Jeanfournil, l'Eveline deMacon, le Bernard de Genouilly qu'on n'avait pas vu depuis lontemps, la Marie-Thérèse qui habitait là-haut en Argaud.

Ah! Cela faisait une sacrée équipe pour manger du poulet et de la pintade au vin rouge!Ah! Vous pouvez être sûr qu'ils ont trouvé tout çà très bon. Ils s'en pourlèchent encore les lèvres!

Certains ont un peu chanté et d'autres ont eu l'idée de parler de la «Borrique nère» du Charolais! Ah! Vous savez, ce n'était pas triste les amis! Les autres ont fait un petit tour dans le bourg de Mazille, mais il n'y avait pas grand monde. Ils n'ont même pas trouvé un de ces vieux moines de Cluny qui aurait rodé dans le coin.

En tout cas, ils ont passé une bonne journée au «Paradis». Il paraît même que certains auraient voulu y rester tout le temps, en attendant d'y aller pour de bon.Ah! Ces Matourins, ils en ont dans la tête, vous pouvez me croire! Allons, à bientôt! (traduction du blog)